3ème édition Fesdob

Fesdob édition 3

Atelier de formation : atelier de formation pratique des acteurs audiovisuels à la réalisation documentaire de qualité.

3ème EDITION DU FESTIVAL DU FILM DOCUMENTAIRE  DE BLITTA du 04 novembre au 22 décembre 2013

Parti de l’analyse de la situation socioculturelle au Togo et en Afrique en général, analyse selon laquelle la dimension culturelle n’est pas prise en compte dans le processus de développement économique et social des collectivités locales, l’Association Terre des Arts et de la Culture (ATAC), s’est proposée d’apporter aux collectivités locales et aux acteurs culturels africains des connaissances générales et des outils d’analyses nécessaires à des conceptions de politiques culturelles. Cette intention s’est concrétisée par la conception et la réalisation  de plusieurs activités au cours des quatre dernières  années. Entre autres activités, nous citons l’organisation du Festival du film documentaire de Blitta (FESDOB). L’initiative de cette activité s’explique par le fait qu’au Togo et en Afrique en général, les productions locales de films documentaires sont peu représentées dans les festivals et les grilles de programmes des chaînes locales au profit de productions étrangères et que le documentaire y est sous représenté.

Le festival vise à assurer  à la jeunesse africaine un cadre technique d’expérimentation de leurs œuvres ; créer une tribune d’expression de la diversité esthétique de la création cinématographique en matière de développement humain durable ; favoriser les échanges d’expériences et l’intégration sous régionale et  encourager la créativité en matière d’écriture, de réalisation et d’adéquation aux réalités du public.

Après deux (02) grandes éditions qui ont véritablement impactées le milieu culturel, une troisième édition du festival s’est déroulée du 4 novembre au 22 décembre 2013 à Blitta autour  du thème « Droits humains ». Trois axes essentiels composent le rapport : Formation, Lancement et Déroulement des projections.

Cette troisième édition s’est fixé comme objectif de « permettre l’émergence et l’expression des talents au sein de la jeunesse du Togo et d’ailleurs ; et de faire de Blitta, une ville attachée au rayonnement et au développement du cinéma, le film documentaire notamment, au Togo et reconnue comme telle dans toute l’Afrique de l’Ouest ».

Concrètement des jeunes ont été « formés à l’usage de la caméra,  aux techniques de l’image et du son, au tournage, etc. »

A travers les séances de projection de films, les rencontres avec des réalisateurs présents et l’ensemble des festivaliers, FESDOB a offert un espace de rencontres et de promotion des cultures du Togo et d’ailleurs, dans un cadre de diversités culturelles.

Les résultats enregistrés ont été les suivants :

–           Les participants ont une meilleure connaissance du documentaire

–           Des expériences sont partagées dans le domaine du film documentaire

–           Les jeunes réalisateurs et monteurs ont amélioré leurs connaissances en réalisation et montage de film documentaires

–           Un réseau relationnel est créé entre les auteurs, réalisateurs, monteurs et techniciens participants.

Atelier de formation : atelier de formation pratique des acteurs audiovisuels à la réalisation documentaire de qualité.

L’atelier de formation en techniques cinématographiques à l’endroit des jeunes du Togo a eu lieu grâce au soutien financier du Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France au Togo. Cet atelier qui a regroupé dix-huit (18)  stagiaires s’est terminé avec la réalisation d’un film documentaire court métrage de 13 mn sur la ville de Blitta. Ce film a pour titre la Ville de Blitta hier, aujourd’hui et demain.

le lancement de l’édition

La cérémonie du lancement de la 3è édition du Festival du film Documentaire de Blitta a eu lieu le  10 décembre 2013 dans la grande salle du Centre International de Conférence de Blitta. Cette cérémonie a été présidée  par le Représentant de Madame la Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et de la Formation Civique, Monsieur DAKEVI Agbessi, Directeur Régional des Arts et de la Culture du Centre, en présence des autorités administratives, militaires et traditionnelles de la ville de Blitta.

Déroulement de la 3è Edition du FESDOB

Une gigantesque caravane à travers les artères de la ville de Blitta a annoncé les couleurs du festival le mardi 17 décembre 2013.  C’était au rythme de la musique d’un car sonorisé que les festivaliers ont parcouru les principales rues de la ville de Blitta pour annoncer l’ouverture du festival  prévue pour  l’après-midi de ce mardi 17 décembre. Cette caravane a eu pour point de chute l’esplanade du Centre International de Conférence de Blitta où une animation culturelle a tenu en haleine la population. La Caravane fut une véritable sonnerie d’alarme de ce festival.

La cérémonie d’ouverture officielle a débuté avec l’arrivée de Madame la Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et de la Formation civique,  accompagnée des préfets de la Région centrale (trois préfets), de la délégation nigérienne conduite par le Directeur Général du Centre National de la Cinématographie du Niger (DGCNCN), pays invité d’honneur, et autres autorités de la localité.  Après une minute de silence en mémoire des réalisateurs qui nous ont quittés, la place fut donnée aux discours.

Tour à tour, les personnalités ci-après se sont succédé pour placer un mot pour la circonstance : Préfet de Blitta (mot de bienvenue), le Délégué Général (discours de circonstance), le DG du CNCN (allocution) représentant le ministre nigérien de la culture, et Mme Kouméalo Anaté, Ministre togolais en charge de la culture (discours d’ouverture)

 La cérémonie d’ouverture a été animée par plusieurs groupes culturels venus de la région centrale et des plateaux

Les projections : une programmation pluriculturelle

Au total, vingt – quatre (24) films documentaires en compétition officielle et vingt (20) films en hors compétition, soit un total de 44 films, ont été projetés pendant cinq jours, du mardi au samedi. Ces films nous sont venus des réalisateurs et producteurs d’Afrique et d’Europe, notamment  des réalisateurs du Burkina Faso, du Canada, du Congo, de la RDC, du Gabon, de l’Ouganda, du Kenya, de la Mozambique de la Centrafrique, du Niger, de Trinidad, de la Slovénie, de l’Italie, de la Belgique, de la France, de l’Allemagne et du Togo.

 Au-delà du divertissement, ces projections ont permis aux uns et aux autres d’approfondir leurs connaissances sur le rôle pédagogique et social du 7ème art. 

Les rencontres professionnelles

La rencontre avec les réalisateurs amateurs et professionnels

Organisée autour du thème « Cinéma africain  et politiques publiques : du constat à l’action, les solutions au niveau des Etas Africains », cette rencontre a réuni autour de la table des responsables de l’ATAC, des journalistes critiques de cinéma, des réalisateurs et les cinéphiles et acteurs en développement participants au festival, notamment les jeunes ayant pris part à la formation en techniques de réalisation de films documentaires. Le conférencier, Monsieur Ali Damba, DG du Centre National de la Cinématographie du Niger, a dans un premier temps présenté le paysage cinématographique africain, puis exposé les difficultés rencontrées par les cinémas d’Afrique dans leur évolution, avant d’aborder les politiques africaines individuelles et collectives visant à booster le cinéma africain. Monsieur Ali Damba n’a pas manqué d’insister particulièrement sur l’importance de la coopération culturelle entre Etats africains. Au cours de cet échange, il a souligné la double pertinence du secteur des industries culturelles et créatives comme  expression artistique et intellectuelle, laboratoire de réflexion sociétale ; mais également comme véritable levier de développement économique et social ; et son importance au sein de la coopération.

Démontré par des études récentes, l’impact du secteur du cinéma sur la création d’emplois est en effet remarquable pour un investissement somme-toute faible, a expliqué Ali Damba.

Les participants et les organisateurs ont salué l’initiative de ce festival qui a souffert de difficultés d’ordre financier notamment. Les leçons tirées ont aussi été intéressantes. Les enseignements et recommandations issus de cette rencontre ont été bien notés pour une meilleure organisation des prochaines éditions et l’amélioration des productions  de films documentaires.

Un palmarès impressionnant 

Le Jury du festival décerne des prix aux réalisateurs dont les films se sont avérés meilleurs.  

Le Prix de l’intégration sous régionale est revenu au film « Koukan Kourcia ou le Cri de la Tourterelle » du réalisateur Sani Elhadj Magori du Niger ;

-Le Prix du meilleur film documentaire long métrage au film « The Cut » de la  réalisatrice Beryl Magoko de l’Ouganda/Kenya ;

-Le Prix du meilleur film documentaire court métrage au film « Entre les ondes » de Remi Briand de France ;

– Le Prix de l’espoir du film documentaire court métrage au film « Toungouma, divination à travers la pierre et la terre » du réalisateur Moumouni Mahamane Bakabe Abdoul du Niger;

-Le Prix d’encouragement pour le film documentaire togolais au film « Tradithérapie : thérapie ou pas ? » du réalisateur Kankoue Martial Folly-Kouevi du Togo : un certificat.

La clôture de l’édition

Les rideaux sont tombés sur la 3ème  édition du FESDOB le samedi 22 décembre 2013  par une soirée de variétés musicales animée par les artistes de la localité accompagnés des groupes chorégraphiques de Blitta, de la compagnie de théâtre « Les Ambassadeurs de vies » et  le groupe de ballet « Oresaà » d’Atakpamé. Le festival a connu la participation de plus de six mille (6000) spectateurs, soit une mobilisation moyenne de cent cinquante (150) personnes par projection.

L’engouement des populations de Blitta et de ses environs pour l’édition 2013 du FESDOB a laissé entrevoir de nouvelles actions pour les années prochaines. Il s’agit entre autres de :

–          l’organisation des projections itinérantes dans les villages environnants comme Pagala, Agbandi, Tchébébé etc, en vue de toucher un plus grand public,

–          l’intensification des sensibilisations des populations sur les opportunités socio-économiques de ce festival,

–          l’accompagnement plus efficient des partenaires, le FESDOB deviendra un événement biennal après l’édition de 2014.

C’est le lieu d’exprimer vivement, une fois encore, notre profonde gratitude aux autorités politiques, administratives et religieuses du pays pour leur attachement ferme à ce festival,  notamment au Gouvernement togolais pour ses appuis multiformes, au gouvernement de la république du Niger qui a bien voulu accepter notre invitation et qui a décerné le prix de l’intégration sous régionale avec une enveloppe financière et un trophée ; à Madame la Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et de la Formation civique du Togo pour son soutien financier et son appui technique ; au Préfet de Blitta ; au Conseil de Préfecture de Blitta ; au Parrain du festival ; à toute la population de Blitta.

Des remerciements particuliers au Comité du fonds d’Aide à la Culture,  à l’hôtel Boyila de Blitta, au  Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France au Togo, à la Brasserie du Benin, à la Société « Optique A Dieu la Gloire », à l’imprimerie Info Grapho Print, à la Sono PENANEC et à tous les partenaires techniques.

Des remerciements vont également aux médias d’Etat et privés (TVT, Radio Lomé, Editogo, ATOP, TV2, TLS, Présence Chrétienne, Radio étincelle de Blitta), à toute l’équipe de préparation et d’organisation qui  a veillé nuit et jour pour la réussite de cette édition.

Merci à  tous les partenaires grâce auxquels ce festival a été possible.

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